Le Château au bois dormant
Il est toujours la 2ème forteresse du Maine-et-Loire après le château d’Angers !
La fortification originelle du site actuel remonte à la fin du haut–moyen âge : l’implantation géographique de Pouancé, situé à la frontière de l’Anjou et du Haut-Maine, et surtout aux confins de cette zone sensible que furent les marches de Bretagne, a joué un rôle stratégique de première importance, face à la place forte bretonne de Châteaubriant.
Sentinelles avancées de l’Anjou face à la Bretagne, les hautes tours de cette « Forteresse de conséquence » gardent la mémoire des guerres fratricides entre Angevins et Bretons, entre Français et Anglais, les chevauchées épiques de Bertrand Du Guesclin, Jean II d’Alençon- le compagnon de Jeanne d’Arc- et d’autres seigneurs .
Pouancé a bien évidemment connu la Guerre de Cent Ans. Les troupes bretonnes du vicomte de la Bellière investissant Pouancé en 1379. L’armée du duc Jean V assiégeant la forteresse pouancéenne durant 52 jours en 1432 et les anglais du Duc de Somerset, las de la résistance des Pouancéens en 1443, levèrent le siège après un nombre de semaines qui varie de 2 à 8 selon les historiens.
Le château de Pouancé, construit du XIIIe au XVe siècle, couvre trois hectares, repose sur une assise schisteuse qui domine l'étang de Saint Aubin et la vallée de la Verzée, donnant à ce site un aspect des plus grandioses.
Le vieux château est un monument remarquable de l'art militaire du Moyen-âge : salles basses, caponnières, portes et poternes composent avec les imposantes murailles de ce château des XIII et XV e siècle, un exceptionnel ensemble médiéval. De la même façon, l'entrée au château marquée par la présence de la Tour Porche (Tour du XVème siècle) est un élément architectural intéressant.
Il ne subsiste que six tours avec courtines, poternes, caponnières, des vestiges de bâtiments, et les remparts du XV ème siècle qui complétaient le système défensif et protégeaient la cité. Aujourd’hui, des travaux de consolidation et de restauration sont en cours pour enrayer la dégradation du site. Désormais, à succédé aux hordes bretonnes et anglaises le flux des touristes. |