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Des origines au Xè siècle

Le menhir de Pierrefrite est un des rares témoignages d’une présence humaine dans le Pouancéen. Il est situé aux confins de la frontière entre la commune d’Armaillé et de Saint-Michel-et-Chanveaux. Il a été taillé dans du schiste, et est haut de plus de 5 mètres. Un second menhir se trouvait autrefois sur la commune de Chazé-Henry, sur le site du Bas-Meilleray, près de l’Araize. Il a été détruit au XIXe siècle lors de l’aménagement d’un chemin vicinal. Des morceaux de tuiles découvertes au fond d’un fossé, près du Bois Verzée laisse supposer l’existence d’un four tuilier. A proximité, sur le site des Ajeux, se serait tenu un habitat gallo-romain.

Pouancé au Moyen Age

Le lieu d’habitation primitif de Pouancé semble se situer dans le bourg de Saint Aubin, situé à un kilomètre de la ville, datant probablement du VIIIe siècle. Au sein des murs de l’église de Saint Aubin de Pouancé (XIIe siècle) se trouve des restes de sarcophages de l’époque mérovingienne.

Le hameau de Saint-Aubin se situait donc dans une zone très discutée, frontière entre Francs et Bretons. En 753, Pépin le Bref crée la première marche de Bretagne dans le but de protéger son territoire des incursions bretonnes. Mais dès le IXe siècle, les hostilités reprennent, et suite à la défaite de Jengland, Charles le Chauve se voit contraint de signer le Traité d’Angers avec Erispoë, roi de Bretagne, et lui cède les marches de Bretagne. Une seconde marche est alors créée en 861 pour compenser la perte de la première. C’est dans celle-ci que sera inclus le territoire de Pouancé.

Châteaucôté

Le premier seigneur héréditaire de Pouancé fut Manguinoë, seigneur de 990 à 1037. C’est à lui que l’on attribue la construction de la place forte de style motte féodale. Celle-ci, pour des raisons défensives, fut construite à environ 1 km du bourg de Saint-Aubin, sur un éperon de schiste rocheux. Un bourg médiéval s’y développa et à la fin du XIIe siècle, on construisit les premières tours du château fort et on fortifia le bourg. L’ensemble défensif fini par compter 15 tours et 3 enceintes cerclant la ville. De part la correspondance des dates et sa réputation de bâtisseur, la construction du château est parfois attribuée à Foulque Nerra, comte d’Anjou. Quoi qu’il en soit, la place forte de Pouancé est attestée dès le XIe siècle, vers 1050 puisque Geoffroy Martel, fils de Foulque Nerra, en fait mention en parlant de Landry, son vicaire de Pouancé (Landricum Vicarium de Poenciacum).

En 1066, alors que Guillaume le Conquérant s’apprête à envahir l’Angleterre, Conan II, duc de Bretagne attaque l’Anjou dans le but d’étendre les frontières bretonnes. Le premier obstacle sur son chemin se trouve être Pouancé, où il met le siège. Défendu par Sylvestre, seigneur de la Guerche, celui-ci lui céda la place contre le titre de chancelier de Bretagne. Conan poursuivit sa campagne, enlevant Segré et mettant le siège devant Château-Gontier, où il mourut empoisonné.

Au XIVe siècle la seigneurie devient une baronnie importante couvrant un vaste territoire s’étendant jusqu’à Cuillé dans le nord de la Mayenne angevine. En 1343, le sel devient un monopole d’État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel », dont celui de Pouancé. Dans le contexte de la Guerre de Cent Ans, la place fut assiégée à deux reprises, par Jean V en 1432, et par le Duc de Somerset en 1443.

grenieràsel

Pouancé sous l’Ancien Régime

Pendant les guerres de religion, Pouancé, bien qu’épargnée par les combats, souffrit de la famine liée au désastre de la guerre. Les habitants étant même contraints d’aller chercher des racines de fougères, de les faire sécher et de les réduire en farine pour en faire du pain.

Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Pouancé dépendait du Diocèse d’Angers sur le plan religieux et de la sénéchaussée d’Angers sur le plan administratif et judiciaire. Les Cossé-Brissac deviennent propriétaires du château au XVIe siècle, et apportent à Pouancé un élan économique grâce à l’extraction du minerai de fer, et en modernisant les forges. La réputation des forges de Pouancé au XVIe siècle fit qu’elles reçurent commande de 5 500 boulets de 24 livres à fabriquer en deux mois, commande pouvant s’étendre à un maximum de 11 500 boulets. « Lesquels boulets seront faits à la dite forge de Pouancé de la meilleure fonte d’icelle… Tous lesquels boulets seront bien ronds, bien chapelés et bien conditionnés… ». Les forges furent en activités jusqu’au XIXe siècle. Les bâtiments ont depuis été quasiment tous détruits.

Au XVIIIe siècle, la ville est au centre de la « baronnerie de Pouancé ». Plusieurs paroisses en dépendent alors : Pouancé, Armaillé, Chazé-Henry, Chatelais, Grugé-l’Hôpital, Combrée, Noëllet, Noyant-la-Gravoyère, la Chapelle-Hullin, la Prévière, Vergonne (situées sur le Maine et Loire actuel) ; Congrier, La Rouaudière, Senonnes, Saint-Erblon, et Renazé (situées sur la Mayenne actuelle).

Depuis la Révolution…

En 1790, à la faveur de la Révolution française, l’organisation féodale est abandonnée, et la baronnerie de Pouancé fait place au Canton de Pouancé, faisant partie du département de Mayenne-et-Loire. Le canton comprend alors 5 communes : Pouancé, La Prévière, Chazé-Henry, Carbay et Armaillé.